Festival de films 2015

C'était le 3ème festival du film à Verrières en forez,

vous avez découvert les films Farrebique et Biquefarre

Affiche films 2015

 

Farrebique (1946, 90 minutes, Noir  et blanc)

Georges  Rouquier montre l’existence quotidienne d’une famille paysanne  aveyronnaise  (la sienne, dans la ferme de Farrebique à Goutrens) au rythme  des quatre saisons : L’automne est le temps des  semailles et des projets (il faut refaire la maison, peut-être installer  l’électricité, Berthe, l’épouse du fils ainé, est enceinte). L’hiver est le  temps du repos et des longues soirées au coin du feu ou le grand-père raconte  l’histoire de la ferme à son petit-fils Raymondou.

Puis  explose le printemps avec la germination des plantes et la naissance du bébé. Avec l'été, vient le temps des moissons et des longues  journées de travail. Henri, le fils cadet se blesse, la maison ne sera pas  restaurée cette année. Le grand-père sent ses forces décliner, il réunit sa  famille pour la succession. L’automne est marqué par la mort, celle du  grand-père mais aussi par le renouveau : Henri et sa fiancée la Fabrette évoquent  leur avenir car « le printemps, ça revient toujours ».

Ni fiction, ni documentaire, Farrebique est un film unique qui combine la vérité du détail et le travail  poétique. La renommée du film dépassa largement les limites de l'Hexagone et  il demeure de nos jours une référence incontournable en matière de documentaire  sur la paysannerie française, pour de nombreux cinéastes et anthropologues.

Grand Prix de la  Critique internationale à Cannes (1946), Grand Prix du Cinéma français (1946 ),  Médaille d'or à Venise (1948), Grand Epi d'or à Rome (1953).

Farrebique

Biquefarre  (1983, 90 minutes, couleur)

Farrebique, trente-huit ans après : Raymond a repris l'exploitation  comme son grand-père le lui avait annoncé enfant. Mais l'époque n'est plus la  même : les fermes se sont transformées, l'élevage s'est modernisé, la  culture s'est spécialisée, la mécanisation s'est développée, les pesticides et  les engrais sont utilisés...

Pour pouvoir vivre et  amortir leurs investissements les jeunes paysans ont un besoin vital de  s’agrandir. Justement, Raoul de Biquefarre annonce qu’il vend ses terres et  celles-ci sont vite l’objet des convoitises, en particulier de la famille de  Farrebique.

« 38 ans  après, nous retrouvons le même découpage sans bavures, sans déchets, le même  montage pondéré, régulier, équilibré. Dans Farrebique,  Rouquier s’était donné la tâche de représenter le monde paysan. Dans Biquefarre, cette tâche demeurait, mais  s’y ajoutant cette autre obligation qui la compliquait singulièrement :  rendre compte. Rendre compte d’une mutation, d’une évolution et aussi d’une  continuité. »

Grand Prix Spécial du  Jury au Festival de Venise 1983

 

 

 

Biquefarre

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